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 – we are the monsters underneath your bed. (eddie)

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death eater, admin
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MessageSujet: – we are the monsters underneath your bed. (eddie)   Dim 28 Aoû - 17:07

EDWARD MURPHY HENSON
all my friends are heathens. wait for them to ask you who you know.
âge › trente-sept ans.
profession › aucune, actuellement. anciennement employé au département de la coopération magique internationale. mercenaire depuis toujours, aussi bien pour la stratégie que pour la récolte d'informations ou de sang.
date de naissance › 28 juin 1943.
situation financière › moyenne.
lieu de naissance › chester, angleterre.
statut civil › célibataire.
ascendance › sang-mêlé.
lieu de résidence › londres, angleterre.
indépendant, réfléchi, calculateur, charismatique, sage, sincère, lucide, droit, calme, patient, charmant, peu ambitieux, humble, curieux, intelligent, cultivé, créatif, mystérieux, secret, loyal, prévoyant.

you don't own me – (01) Très jeune, Eddie a manifesté un caractère plutôt doux et raisonnable. Sa mère le décrivait comme analysant toujours tout ce qui se passait autour de lui — une habitude qu'il n'a pas perdue en grandissant. Et avec les années, la force de sa réflexion n'a fait que grandir et s'épanouir, lui conférant une certaine sagesse qui en a toujours étonné plus d'un. Relativement précoce, elle l'a toujours guidé dans tout ce qu'il faisait. Et il ne sait à quel moment il a pour la première fois entendu ce petit surnom, qui le suit depuis à chaque pas qu'il fait, dans les esprits de ce qui le connaissent un tantinet. Eddie the Wise est né il y a bien des années, sans que lui-même ne s'en souvienne vraiment. Et pour ceux qui douteraient que cet homme soit plus sage que les autres, la surprise est souvent grande, et ses actes toujours avérés : il semble qu'il n'y ait pas une situation dont il ne soit capable de se sortir avec la sagesse et le discernement seulement. Il n'a pourtant aucun orgueil à ce sujet, et ne se considère pas plus sage que n'importe quel autre : extrêmement humble et mesuré, il considère que toute personne qui s'arrêterait un instant pour réfléchir et penser à deux fois à ce qu'elle s'apprête à faire serait capable de produire les mêmes solutions que celles qu'il emploie à longueur de journée. Pour lui, toute cette gymnastique intellectuelle n'est que le fruit d'entraînement auquel il s'adonne depuis trente-sept ans. (02) Mais derrière la sagesse, l'humilité et la réflexion, les valeurs morales ne sont pas obligatoirement claires et précises. Eddie, il a vu le visage du monde depuis bien longtemps déjà, écrasé par une lucidité qui fut le prix à payer pour la mort de son père, puis les débuts de la maladie de sa mère. Il a vu le vrai visage des gens et de la société, et s'il n'en a jamais pour autant développé la moindre misanthropie, il n'en reste pas moins dans une zone de gris absolue : ni noir ni blanc, il considère que tout se trouve dans un entre-deux absolu, et que tout est le résultat de nos choix. Il a choisi de ne pas faire les siens toujours du côté de la lumière, et de se servir de son esprit perçant pour entretenir ce que, depuis toujours, l'être humain a adoré faire : la guerre. Qu'elle soit seulement politique ou devienne matérielle — comme depuis les cinq dernières années —, la guerre a toujours existé. Pas la moindre trêve universelle, pas le moindre arrêt. Il le sait, et il n'a nullement l'intention de mentir à ce sujet : le monde n'est pas beau, et si l'espoir et les vertus existent de toute évidence, le désespoir et les péchés existent inévitablement pour venir rétablir un équilibre qui n'a jamais réussi à être bouleversé, de mémoire d'humanité. Alors Eddie, il a choisi de s'accepter, et d'être ce qu'il était : un stratège d'une exceptionnelle lucidité, un homme qui comprenait le monde et qui savait comment l'interpréter, le manipuler, l'exploiter. Il s'est abrité dans les ombres et dans les murmures à saveur de complot, et il a gagné sa vie à l'aide de sa seule véritable force : son esprit, nageant dans une marée de gris dépolarisée des notions de bien et de mal, et uniquement habituée des notions de survie et d'humanité. (03) Depuis tout petit, les plans ont toujours été sa plus grande force. Il a compris comme les faire partir de rien, et les monter jusqu'aux extrêmes. Il a saisi la manière dont les tourner pour que les choses soient plutôt douces et faciles à accepter, et pour toujours en tirer le parti dont il avait de tirer. Il n'a jamais été particulièrement ambitieux, et n'a jamais voulu gravir les échelons politiques une fois rendu au Ministère de la Magie. Sa place à lui lui a toujours convenu — la place du stratège, assis dans l'ombre et calculant le moindre mouvement, pesant le moindre mot. Il est le stratège, celui qui est assis derrière l'échiquier et qui n'a aucun intérêt à être l'une des pièces posées sur le plateau. Depuis enfant, et probablement jusqu'à sa mort, c'est ainsi qu'il a toujours fonctionné — et s'il ne paie pas de mine, dans ses étranges accoutrements, ses attitudes nonchalantes et ses propos parfois considérés comme à côté de la plaque, il n'en reste pas moins un adversaire à ne surtout pas sous-estimer. (04) Il a toujours été pourvu d'un charisme naturel, qui inspire immédiatement une confiance qu'il ne demande pourtant jamais vraiment. Il est doté d'une aura, presque magnétique, et stimulée autant par la manière dont il se déplace que celle dont il s'exprime, mais n'a pourtant absolument jamais profité de cet aspect charismatique — tant de son physique que de sa personnalité — : d'une nature à être simplement lui-même et à ne jamais chercher à duper son prochain en le séduisant, de quelque manière que ce soit, il joue en permanence les cartes les plus franches qu'il ait. Et si cela plaît, eh bien, tant mieux. Sinon, tant pis — l'honnêteté n'est que la plus absolue de ses priorités. (05) Depuis tout petit, Eddie est la force tranquille d'un monde qui va trop vite, et qui ne cherche qu'à grossir et s'enrichir. Il est le témoin des étranges forces qui animent les êtres humains, des ambitions qui les nourrissent et qui finissent généralement par les détruire. Et lui est immuable, véritable rocher au coeur de la tempête, raccroché à lui-même par tout ce qu'il a vécu, et par la capacité exceptionnelle d'analyse et de rétrospective qu'il possède. Les empressés et les tempétueux se brisent contre lui sans parvenir à l'ébranler, ou à lui faire perdre sa voix calme et son comportement posé. De mémoire d'homme, personne n'a jamais vu Eddie s'énerver, ni hausser le ton. Lorsque celui-ci se fait sec, cependant, c'est que l'heure a sonné de reprendre sa place et de l'écouter — mais jamais, au grand jamais, il ne se mettra à crier, ou ne brusquera qui que ce soit. Et peut-être est-ce la seconde explication de ce surnom qu'il n'a jamais demandé à se traîner — the wise, qui gère toujours toutes les crises avec un calme et une tranquillité que la majorité ne semblent pas être capables de conserver.

heathens – bien que son nom de naissance soit edward, tout le monde l'appelle toujours eddie — même ceux qui ne sont pas particulièrement intimes avec lui. calme et à l'écoute, il est toujours là pour écouter et comprendre ceux qui ont besoin d'une oreille. et ceux qui osent se pencher vers la sienne le savent : sa sincérité est telle que s'il écoute, c'est qu'il y voit véritablement un intérêt. il possède un sens de l'observation très aigu, et une mémoire assez impressionnante. il n'est néanmoins pas du genre à s'en vanter, et se contente d'engranger tout ce qu'il voit et entend, pour être certain de pouvoir le sortir à un moment donné. si son flegme peut en charmer certains et avoir le don d'en rassurer d'autres, il arrive parfois que d'aucuns en soient remontés, et ne haïssent la manière dont il peut se comporter. il les aborde cependant sans changer moindrement, identique à lui-même. il ne se soucie pas du tout de l'avis que les gens portent sur lui, et ne vit que pour lui-même. profondément indépendant, il n'a jamais eu besoin de personne, et est davantage celui qui s'occupe des autres, que celui dont on s'occupe. sa loyauté est sans pareille, pour qui réussit à la gagner, et il a un sens très aigu des dettes. ainsi, il n'a pas hésité à être envoyé à azkaban pour permettre à une ami de s'en tirer. il a un instinct étrangement fiable concernant les gens, et ne se trompe que rarement. il prend le temps d'analyser, le temps de comprendre et de juger avec soin — le temps nécessaire à ne rien précipiter. le souvenir qui lui permet de faire apparaître un patronus est l'un de ceux qu'il avait partagé avec sa mère, lorsqu'il était encore enfant. eddie, il a le mal de l'air. il maîtrise de levitas depuis très longtemps, mais ne l'utilise presque jamais, préférant largement transplaner. qui plus est, il sait parfaitement que la fumée caractéristique du levitas qu'il laisserait derrière lui serait plus grise que noire, et il n'a pas la moindre envie de se voir attirer des soupçons de la part des mangemorts. il n'a pas rejoint les partisans du seigneur des ténèbres par choix, mais davantage car les salopards, cette bande aux liens précaires, plus professionnels qu'affectueux, l'ont fait sortir d'azkaban avec l'aide des mangemorts, et les avaient déjà intégrés à ce moment-là. néanmoins, il ne voit aucun inconvénient à marcher à leurs côtés, profitant de la quantité de boulot ainsi offerte à son âme de mercenaire. il ne parle généralement pas pour ne rien dire, mais n'est pas non plus avare des mots. s'il sent que cela peut contribuer à la situation, de quelque manière que ce soit, il n'hésite généralement pas — et ce même si ses propos paraissent parfois décalés avec le reste de la discussion. il a toujours eu une manière quelque peu étrange de se vêtir, appréciant simplement les vêtements dans lesquels il se sent confortable, et qui esthétiquement lui plaisent. néanmoins, il sait ses propres goûts parfois douteux, et sait aussi lorsqu'il lui faut enfiler un costume impeccable et bien taillé. il ne parle pas du tout de ses années à azkaban, et fait purement et simplement comme si elles n'avaient jamais existé. cependant, il en garde de très mauvais souvenirs, qui hantent ses nuits et lui font faire des cauchemars réguliers.
patronus › malgré la marque des ténèbres qu'il arbore au bras, il est tout à fait capable de produire un patronus, et ce depuis bien longtemps. celui-ci prend d'ailleurs la forme d'un guépard.
ancienne maison › serdaigle.
épouvantard › des murs de pierre, sombres et froids. et le froid, qui fait givrer l'haleine, qui prend les tripes et qui vous ôte l'espoir d'avoir jamais une nouvelle fois la chance d'être heureux.
groupe › morituri te salutant
baguette › taillée dans du bouleau et possédant un cœur en griffe de sombral, sa baguette mesure 29,9 centimètres, et s'avère bien moins flexible qu'on ne le penserait. elle est d'ailleurs des plus fidèles, et il a été plusieurs fois prouvé qu'elle ne fonctionnait pas, ou que très faiblement, entre d'autres mains que les siennes.
célébrité › michiel huisman.
particularité › mangemort depuis sa sortie d'azkaban, il n'arbore cependant pas la marque par conviction profonde et viscérale. il est cependant un excellent occlumens, ce qui lui permet de cacher aisément son indépendance, nullement altérée par la marque qu'il porte au bras.
crédits › tumblr.
○ juin 1948 › Naissance d'Edward Henson, fils de deux sorciers de sang-mêlé, dans la petite ville de Chester, en Angleterre. Il passe les premières années de sa vie dans un environnement plutôt calme, toujours bercé par la magie de ses parents. ○ octobre 1954 › Mr Henson décède brutalement, lors d'un accident survenu durant ses horaires de travail au Ministère de la Magie. La mère d'Edward, alors sans emploi, se retrouve seule pour s'occuper de son fils. Elle rend de petits services aux sorciers des alentours en échange d'argent, sans pour autant avoir un travail fixe et bien rémunéré. Eddie commence à devenir bien plus indépendant durant ces années, et trouve un malin plaisir à négocier avec les autres enfants. Il commence alors à amasser des petits trésors, jouets et livres en tout genre, obtenus après des paris et des stratégies longuement mises au point. ○ mai 1959 › Très peu de temps avant l'entrée d'Eddie à Poudlard, sa mère est gravement infectée par une plante magique, dont les effets ne peuvent être entièrement guéris par les traitements des médicomages. Elle conserve dès lors des séquelles provoquant une dégénérescence progressive de son système nerveux, mais peut rentrer chez elle et y rester, non sans les visites régulières d'un professionnel magique de la santé. ○ septembre 1959 › Eddie rentre à Poudlard, où il est réparti à Serdaigle. Brillant élève, il n'a aucun mal à se mettre dans la poche de tous ses professeurs, qui voient en lui un sorcier à l'avenir radieux. À chaque vacances, il rentre chez lui s'occuper de sa mère. Les deux vivent une existence plutôt solitaire, tandis que le jeune adolescent commence à récolter de l'argent de manière quelque peu illégale, transformant les stratégies d'enfant en calculs d'adulte pour aider sa mère à financer leur vie. Celle-ci, bien que consciente des manigances de son fils, et bien qu'apeurée à l'idée de le voir emprunter une mauvaise voie, ne peut rien dire, trop en difficulté financière pour refuser une quelconque aide. ○ janvier 1963 › Très peu de temps après le Nouvel An, l'état de Mrs Henson se dégrade. Elle ne peut désormais plus vivre chez elle si son fils n'est pas là, et est placée à Ste-Mangouste pour tout le temps que dure l'école. À chaque vacances, Eddie continue de rentrer, et la ramène chez eux pour s'en occuper. ○ juin 1965 › Alors qu'approche la fin de sa sixième année, Eddie atteint la majorité sorcière. Sa mère s'éteint dans les jours qui suivent, après avoir vu son état se dégrader terriblement dans les derniers mois. Ses soucis financiers étant alors toujours d'actualité, elle ne laisse principalement que des dettes à son fils, qui voit la maison où il a vécu toute sa vie être saisie. Un ami de longue date de son père lui propose alors de l'héberger jusqu'à la fin de sa scolarité. ○ juin 1966 › Graduation d'Eddie, avec d'excellents résultats à tous ses ASPICs, lui promettant une grande carrière. L'ami de son père l'aide à obtenir un petit appartement, et lui trouve un stage au Ministère de la Magie, où Eddie fait ses premiers pas dans le département de la coopération magique internationale. ○ jusqu'en 1974 › Eddie obtient rapidement un poste à temps plein au Ministère. Il commence à amasser progressivement un peu d'argent, continuant les petites manigances qu'il a, dans le fond, toujours fait. Bientôt, il se fait engager dans le secret par des politiciens pour ses conseils avisés et ses stratégies politiques à la réputation grandissante. ○ août 1974 › Alors qu'il s'entretient avec un collègue, plus ou moins mercenaire tout comme il l'était, il fait la connaissance d'Enid Belmont, qui décide de se mêler de leurs affaires et de leur donner un coup de main. Commence alors une collaboration entre eux qui durera presque dix ans. Les trois ajouteront progressivement d'autres membres à leur étrange bande, dysfonctionnelle et hautement individualiste, où chacun est réputé pour avoir sa petite spécialité. Ils commenceront à se faire surnommer les Salopards, dans le jargon de ceux qui cherchent quelqu'un pour faire leur sale boulot, aux alentours des années 80. ○ février 1980 › Alors que son patron, le directeur du département de la coopération magique internationale, l'invite chez lui pour profiter de ses conseils avisés, Edward rencontre sa femme, Kelsey Avery, et tombe rapidement sous son charme. Au bout de quelques mois, elle commencera à lui faire des avances, auxquelles il n'opposera aucune résistance. Leur aventure prend progressivement racine, et durera un peu plus d'un an. ○ février 1982 › Enid met à mort un couple de nés-moldus. Présent sur les lieux, Eddie la fait évacuer mais se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, et est arrêté par les Aurors. Après un court procès où il ne dénoncera pas la française ni ne plaidera coupable, il sera pourtant jugé comme tel, et condamné à être enfermé à Azkaban. Ses compagnons d'infortune se feront oublier, mais tenteront tout de même de trouver un moyen de le faire sortir. ○ juin 1985 › Les Salopards parviennent finalement à leurs fins, grâce à l'influence du Seigneur des Ténèbres : suite à un rebondissement inattendu dans l'affaire pourtant close, Eddie est innocenté et libéré d'Azkaban, après trois ans d'emprisonnement. Il prend alors un appartement en banlieue de Londres, où il réinstalle lentement mais sûrement ses affaires. Il ne met pas longtemps à rejoindre les rangs des partisans du Lord après sa libération, en gage de sa gratitude. ○ septembre 1985 › Temps présent. Il reprend ses marques dans le monde magique, sans pour autant avoir tenté de retrouver son poste au ministère. Il reprit assez rapidement ses activités de mercenaire, sollicité par les Mangemorts et par la guerre.
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MessageSujet: Re: – we are the monsters underneath your bed. (eddie)   Dim 28 Aoû - 17:07

si vis pacem para bellum
« It makes no difference what men think of war, said the judge. War endures. As well ask men what they think of stone. War was always here. Before man was, war waited for him. »
— Cormac McCarthy.


londres, juin 1985.

Debout à la fenêtre, les yeux de l'homme balaye la ville qui s'étend au pied de l'immeuble. Après trois ans d'absence, la vue n'a pas changé — et son appartement, lui, n'a pas bougé. Rien n'a été déplacé, rien n'a été vandalisé ; les Salopards ont visiblement fait en sorte que tout ce qui était ici reste intact, et que rien ne puisse être saisi. Techniquement, l'appartement était sien — et il avait fini de le payer depuis quelques longues années déjà — : il n'y avait donc aucune raison valable pour le lui saisir. Il avait pu y rentrer dès qu'on avait accepté de le laisser s'éloigner des salles d'audience et du Ministère. Dès qu'il avait, finalement, été considéré comme un homme libre. Il savait que les soupçons perdureraient que sa libération ferait parler les journaux, et qu'il ne pourrait jamais plus retrouver cet emploi auquel il avait été violemment arraché, il y avait près de trois ans de cela désormais. Mais une part de lui s'en moquait — bien peu satisfaite de ce que ce travail lui apportait. Son simple regret était peut-être pour les mentalités : il connaissait suffisamment bien l'humanité pour savoir qu'elle le jugerait coupable pour le reste de l'éternité, et quand bien même son flegme et sa tranquillité feraient de bonnes armes contre sa verve, il avait conscience que tout avait désormais changé.

Un soupir, léger, abaissa lentement sa cage thoracique. Les mains croisées derrière le dos, ses doigts jouant doucement avec sa baguette, il laissait ses pensées s'envoler entre les toits londoniens. Le contact familier du bois de bouleau entre ses mains le rassurait — et seulement alors se rendit-il pleinement compte d'à quel point la magie lui avait manqué. Ses phalanges se resserrèrent autour de la baguette, alors qu'il sentait son coeur se calmer encore un peu plus, et se laisser emporter par le silence et la tranquillité des alentours. Si ses cauchemars le rattrapaient, un simple sort produirait la lumière blanche rassurante dont il avait été privé toutes ces années — et il le savait. Et pourtant, voir la nuit approchait l'effrayait comme un enfant terrifié à la pensée des monstres sous son sommier. Ses muscles restaient détendus, et tout son corps se pliait à cet habituel calme dont il était habité, préparé à aborder sereinement la nuit qui venait.

D'un pas lent, il se détourna de la fenêtre. Un coup de baguette nettoya la pièce autour de lui, releva les draps qui couvraient les meubles et les plia. Ses pas le firent s'approcher du buffet resté intact, alors qu'il glissait sa baguette dans sa poche, remontant doucement ses manches. Il attrapa un cadre posé sur le sommet du meuble, observa quelques instants les visages souriants qui s'agitaient, immortalisés par le cliché sorcier. Et alors qu'un fin sourire étirait ses propres traits, il reposa le cadre. Son bras ne retomba pourtant pas le long de son corps, et ses yeux restèrent accrochés sur le marque gravée à même son avant-bras gauche. Sa libération avait eu un prix — un prix dont il se moquait bien. Être ici ou être là-bas, quelle importance ? La guerre avait toujours été là, et elle le serait toujours. Ce que les hommes en pensaient n'avait pas le moindre intérêt. Et si le prix à payer pour le stratège était de devenir un pion sur l'échiquier, alors soit : au moins, il gagnerait un nouveau point de vue sur un jeu dont il ne pouvait désormais plus être séparé.

Se tournant, sans prendre le souci de rabaisser sa manche, il continua de parcourir les pièces de l'appartement, se familiarisant à nouveau avec ce qui l'entourant. Et songeant que son seul souci, désormais, serait de cacher ce tatouage, qu'il avait, en toute honnêteté, toujours trouvé trop peu discret.
fiche (c) blue walrus

_________________

THE DEVIL'S GOING TO SET ME FREE / Unlike them, don't walk away from my fear. I've busted bones, broken stones, looked the devil in the eye. I hope he's going to break these chains, oh yeah. Another hard day, no water, no rest. I saw my chance, so I got him at last. The devil's going to make me a free man, The devil's going to set me free. – kaleo.

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MessageSujet: Re: – we are the monsters underneath your bed. (eddie)   Dim 28 Aoû - 17:18

t'es parfait, toi et ta chrono qu'il faut scroller

congratulations !
Oh yeah, ça y est, te voilà validé ! Maintenant que t'as ta couleur et ton groupe, les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Pour commencer, on te suggère fortement d'aller jeter un oeil au registre des avatars, pour être bien sûr qu'on n'aurait pas oublié de le recenser en même temps que de te valider. Après ça, n'hésite pas à visiter toutes les rubriques à gauche, histoire de te familiariser avec le forum, et d'intégrer ton personnage au jeu. Et enfin, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'oublie surtout pas que les joueuses de Liam et Johana te sont entièrement dévouées (ou presque), et que leurs boîtes MP sont grandes ouvertes ! I love you

Sur ce, on te souhaite un excellent jeu sur IN NOCTEM.
(c) blue walrus
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MessageSujet: Re: – we are the monsters underneath your bed. (eddie)   

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– we are the monsters underneath your bed. (eddie)
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