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 Backfire [ft. Aramis]

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MessageSujet: Backfire [ft. Aramis]   Mer 7 Sep - 11:36


BACKFIRE
ALTAÏR & ARAMIS


Sa capuche rabattue sur la tête, enveloppé dans sa grande cape noire de voyage, Altaïr avançait d’un pas vif le long des rues du chemin de Traverse. Il ne pleuvait pas encore, mais le crachin qui tombait sans discontinuer depuis la veille au soir détrempait tout, les pavés, les toits, le sol, les vêtements ; il faisait frais, comme souvent, et il ne faisait aucun doute que l’automne serait désagréablement humide et froid. Avec l’ambiance de ces dernières années, ça ne faisait qu’aider à l’humeur morose de tous les sorciers anglais. Après tout, le beau temps jouait sur le moral l’air de rien, et cette accumulation de nuages lourds et ces degrés qui ne cessaient de chuter sonnaient comme un écho aux peurs qui s’insinuaient dans le cœur de chacun. Enfin, presque chacun : après tout, les Mangemorts étaient très à leur aise, eux, et les partisans du Seigneur des Ténèbres aussi. Le loup, lui, se fichait bien de qui gagnait cette guerre : il n’avait pas rejoint les rangs du mal par soif de pouvoir ou par soumission à ceux que l’opinion publique voyait comme les vainqueurs probables de ce conflit, il n’avait rien contre les sangs-mêlés ou les nés-moldus, ni même contre les moldus eux-mêmes – après tout, il aurait très bien pu être né de parents parfaitement humains et pas le moins du monde au courant du monde magique qui se trouvait juste sous leur nez. Ce qu’il voulait, c’était la vengeance, retrouver le loup-garou qui l’avait mordu et l’avait changé en monstre, et rien de mieux pour parvenir à ses fins que de s’allier à ceux et celles qui pourraient lui fournir les informations qu’il recherchait. Cinq ans après sa morsure, sa colère n’avait pas décru une seule seconde, et il ne faisait aucun doute que le jour où il retrouverait sa cible, rien ni personne ne pourrait l’empêcher de lui arracher la gorge à pleines dents. En attendant, il exécutait les contrats qu’on lui donnait, faisait sa vie en bordure de la forêt qu’il gardait et tentait de ne pas faire trop de dégâts durant les pleines lunes. Il s’était réveillé plus d’une fois couvert d’un sang qui n’était pas le sien, et il n’avait pas toujours trouvé les corps qu’il avait semé derrière lui. Ce qu’il redoutait, c’était de rendre d’autres gens comme lui, de les soumettre à la malédiction qui le poursuivrait jusqu’à la fin de ses jours et qui le rendrait à jamais dangereux pour quiconque s’approcherait de lui. Solitaire de nature, cet aspect de sa personne ne s’était pas arrangé le moins du monde ; bien au contraire, il s’était isolé de plus belle, aussi bien pour sa tranquillité que pour la sécurité des autres. Après tout, il n’avait de rancune envers personne sauf un seul être au monde, alors il ne voyait pas l’intérêt de blesser ou tuer inutilement. Il ne se défendait que lorsqu’on l’attaquait d’abord, mais il ne manquait pas de rendre les coups au centuple. Altaïr avait de la patience, mais ceux qui venaient lui chercher querelle avaient un don certain pour en user les réserves à une vitesse affolante.

Il espérait que les quelques clients de l’auberge dont il venait de pousser la porte ne seraient pas de ceux-là. Il n’était pas particulièrement de mauvaise humeur, mais il avait juste envie de se poser tranquillement dans un coin, de profiter d’un verre de rhum ou de whisky Pur Feu, de laisser traîner une oreille pour écouter les ragots et de repartir comme il était venu, aussi discret qu’une ombre.
Choisissant une table à l’écart, le garde-chasse posa sa silhouette massive dans une chaise et retira sa capuche avant de laisser ses yeux bleus traîner sur les gens présents dans la salle. Qu’il s’agisse des buveurs ou des employés, il détailla tout le monde d’un regard rapide. Mieux valait s’assurer qu’il n’y ait pas de risque à venir s’installer là, même le temps d’un verre. Il savait que la marque des Ténèbres tatouée au creux de son avant-bras était bien cachée sous une manche tenue en place par un épais bracelet de cuir, aussi était-il sûr que personne ne viendrait l’emmerder sur son allégeance.
Percevant du mouvement, il observa un jeune homme aux épais cheveux noirs bouclés venir vers lui. Pas inquiet le moins du monde, il le laissa approcher, se contentant de le regarder droit dans les yeux. De toute façon, en cas de problème, il n’aurait qu’à bondir se lancer dans la mêlée – mais s’il pouvait échapper à une bagarre de bar pour une fois, ça ne lui déplairait pas.

- C’est pour le service ou y a un problème ?

Légèrement penché en arrière sur sa chaise, il jouait avec les bagues à sa main droite, tic nerveux qui occupait ses doigts et qu’il perdrait dès qu’il saurait ce que lui voulait le garçon qu’il était persuadé d’avoir déjà vu. Etait-ce ici ou ailleurs ? Il ne fréquentait pas la Grotte de l’Hippogriffe assez souvent pour en être sûr. Mais plus les secondes passaient, plus il avait l’impression que son visage ne lui était pas inconnu.


(c) blue walrus
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wizard, membre
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MessageSujet: Re: Backfire [ft. Aramis]   Sam 17 Sep - 12:39

— altaïr downer & aramis nott —
when the wolf comes home.
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There's bound to be a ghost at the back of your closet, no matter where you live. There'll always be a few things, maybe several things, that you're going to find really difficult to forgive. There's gonna come a day when you'll feel better, and you'll rise up free and easy on that day and float from branch to branch, lighter than the air, just when that day is coming, who can say, who can say. — up the wolf.

Il n’était pas un type très patient Aramis. Des qualités qui faisaient les poufsouffles, il n’avait pas hérité de celle-là. En revanche, il était loyal, vraiment loyal, un peu trop peut-être parfois, souvent partager entre les différentes personnes à qui il continuait de faire des promesses qu’il avait bien l’intention de tenir. Y avait Heidi d’un côté, sa sœur cadette à laquelle il n’avait jamais fait faux bond. Toujours plus apte à tout plaquer pour revenir vers elle qu’à la trahir, la laissant de côté. De l’autre côté, y avait eu Eliana, avec qui il avait à présent perdu tout espoir. Merlin seul, savait où la blonde était passée à présent, elle était partie, le privant de son fils, persuadée qu’il était plus ou moins responsable de la mort de son mari, parce qu’il était un mangemort, ou une connerie du genre. C’était facile, quand on voyait ses parents, quand on entendait son nom, de se dire qu’avec cette guerre qui faisait rage dans le monde des sorciers, il avait dû rejoindre le camp du seigneur des ténèbres, mais c’était absolument faux. On pourrait bien lui remonter les manches et scruter ses avant-bras pendant des heures, y avait pas moyen d’y voir une marque des ténèbres gravée dessus, parce qu’il n’était, définitivement pas avec eux. Il pouvait facilement jurer que ça n’arriverait jamais. D’un autre côté encore, y avait Wyatt, lui à qui il avait promis qu’il éloignerait Heidi de lui, parce qu’il s’était fait mordre par un loup-garou et que du coup, c’était beaucoup moins dangereux pour la cadette Nott de rester loin de lui. Il partageait cette idée, mais elle le poussait à mentir à sa sœur cadette. Il lui avait dit, qu’il n’avait aucune idée d’où trouver Wyatt, alors que c’était absolument faux et maintenant, Heidi lui avait laissé sa fille avant de partir vadrouiller à la recherche d’un homme qui voulait juste se planquer. Dans toute cette histoire, il avait réussi à trahir au moins une personne, pour rester loyal à une autre. Ça le rendait fou parfois. Il avait bien envie qu’on lui foute la paix une bonne fois pour toute, que les autres règlent leurs affaires sans le foutre au milieu de celles-là, pour mieux le blâmer après pour la merde dont eux, étaient responsables, bien avant lui.

Il perdait patience pour bien des raisons ces derniers temps et ce soir, en voyant ce type rentrer dans la taverne, il avait été loin de penser qu’il allait la perdre, sa patience. Des types comme lui, il en voyait plein dans cette taverne, des types à l’allure un peu sombre à qui on n’avait pas forcément envie de taper la discute, y en avait plein dans le coin. Il semblait bien que la plupart des mercenaires étaient un peu comme ça, pas mal solitaire, avec cette allure qui pouvait presque leur donner l’impression d’être des clichés ambulants.  Peut-être qu’il l’était aussi dans le fond, ces derniers temps surtout, alors que Wyatt était aux abonnés absents. Cette idée était presque omniprésente dans sa tête, alors qu’à présent, il avait perdu presque toutes les personnes dont il était proche. Eliana en première, son fils, qu’il n’avait jamais eu l’occasion de connaitre, Heidi, partie à la rechercher de Wyatt, lui-même, décidé à se planquer pour un temps indéterminé à cause de sa morsure. Au moins, il avait toujours son épouse, bien que leur ménage n’ait rien à voir avec celui d’un couple normal, la jeune femme étant, plus facilement sa meilleure amie que sa femme. Il avait aussi sa nièce, puisque Heidi la lui avait laissée avant de partir, au moins, il avait la petite Willow, à défaut de ne pas avoir son fils. Sa vie craignait en ce moment et en ressassant tout ça, il avait le regard qui s’était perdu dans le vide, soudainement obligé de se raccrocher à la réalité alors qu’un client s’était pointé devant le comptoir pour lui demander un verre. Il s’était exécuté rapidement, avant de balayer la pièce du regard et c’était là qu’il l’avait remarqué, l’autre type, avec son air sombre et sa mine peu accueillante. Il l’avait déjà vu, une fois ou deux, en compagnie d’Edward, mais il n’avait jamais vraiment fait attention à lui. C’était un type comme un autre dans cette taverne. Pourtant, le regard d’Aramis s’était focalisé sur quelque chose en particulier, un détail dont d’autres personnes n’auraient eu que faire, mais lui, il faisait toujours attention aux détails. C’était ce qui lui avait permis, même dans la panique, l’autre soir, alors qu’il loup-garou leur fonçait dessus à Wyatt et lui, de remarquer qu’autour du cou de la créature, y avait eu un collier, un pendentif ; le même qui ornait le coup du mec qu’il venait de repérer à la taverne. Les coïncidences, il n’y croyait qu’à moitié Aramis. Wyatt avait été mordu ce soir-là, sa vie avait changée du tout au tout et maintenant, c’était la merde, pour Wyatt, pour Heidi mais aussi pour lui qui se retrouvait comme un con au milieu de leur histoire.

Il n’avait pas pu rester bien longtemps derrière le comptoir alors que ses nerfs étaient en train de le titiller dangereusement. Ce type avait mordu Wyatt, sin meilleur ami, son presque beau-frère en vue de la relation qu’il avait eu avec Heidi et du fait qu’il était le père de Willow, quand bien même peu de gens étaient au courant de cette affiliation et que c’était beaucoup mieux pour la gamine que les parents Nott ignore qu’elle n’avait pas le sang aussi pur qu’ils l’auraient voulu. Il s’approcha de ce type, sans vraiment savoir ce qu’il allait en faire, il avait envie de le frapper, de passer ses nerfs sur lui, de venger son meilleur ami qui se retrouvait bien dans la merde à cause de ce sale type.  « Ouais, c’est pour l’service. » Qu’il répliqua avant d’emmancher son poing dans la tronche du type, encore assis sur sa chaise. Le voilà le service, quand bien même, y avait fort à parier qu’un coup de poing dans la truffe, ce n’était pas ce qu’il avait commandé, qu’importe, il le méritait. Y avait plus grand monde dans la taverne, heureusement sans doute, pas grand monde de décider à intervenir de toute façon, la plupart des types dans ce bar savaient qu’y avait des moments où fallait mieux laisser les autres régler leurs conflits sans s’en mêler. D’un geste rapide, il arracha le fameux collier du cou de l’homme pour venir le poser avec force contre la table. « J’ai vu ce truc autour du cou du loup-garou qui a mordu mon meilleur ami. Ça m’pousse à penser que c’est toi, l’enfoiré qui l’a mordu. » La conclusion était peut-être hâtive, peut-être que c’était bien une coïncidence, un hasard, mais franchement, si tel était le cas, Aramis serait prêt à lui présenter de plates excuses pour le coup de poing et lui payer le reste de ses consommations pour ce soir ; parce que vraiment, il avait du mal à croire qu’il puisse y avoir une autre explication que celle voulant que ce type avait transformé Wyatt en une bête sauvage.
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